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Nouvel analyseur d'haleine pour un meilleur diagnostic de 17 maladies graves


Expirer une fois pourrait suffire à diagnostiquer des maladies dangereuses à l'avenir
Parfois, le diagnostic des maladies est extrêmement difficile. Mais les chercheurs ont maintenant découvert qu'un soi-disant analyseur d'haleine n'a besoin que d'une seule respiration pour diagnostiquer de manière fiable 17 maladies différentes. Ceux-ci comprennent, par exemple, le cancer du poumon, le syndrome du côlon irritable et la sclérose en plaques.

Les scientifiques ont découvert dans une étude qu'une seule respiration dans un analyseur d'haleine était suffisante pour diagnostiquer 17 maladies différentes. Les médecins ont publié les résultats de leur étude dans la revue "ACS Nano".

Les médecins examinent la respiration de 1400 sujets
Pour leur étude, les chercheurs ont examiné environ 1 400 sujets dans cinq pays différents. Le système respiratoire a pu identifier les maladies des sujets avec une précision de 86%. Chaque maladie a son propre souffle, pour ainsi dire, expliquent les médecins.

L'analyse de la respiration est une méthode très ancienne
L'analyseur d'haleine examine les composés organiques volatils (COV) pour détecter d'éventuelles maladies. Le test des soi-disant COV n'est pas une nouvelle approche: dès 400 avant JC, les médecins savaient que l'odeur des émissions physiques des patients pouvait aider au diagnostic. Par exemple, l'odeur des selles et de l'urine des nourrissons de nobles a été examinée.

Construction de l'appareil d'analyse respiratoire
Les COV se trouvent dans les matières fécales, le sang et d'autres substances physiques. L'expiration de la respiration est l'option la moins chère, la plus simple et la moins invasive, disent les experts. Pour examiner la respiration à des fins de diagnostic, les chercheurs ont développé un appareil d'analyse qui comporte deux soi-disant nanocouches. L'un contient du carbone, l'autre pas.

La couche sans carbone contenait des nanoparticules d'or modifiées et un réseau de nanotubes. Les deux fournissent une conductivité électrique, expliquent les experts. Pendant ce temps, la couche de carbone a fonctionné comme une couche de capteur pour retenir les COV expirés, disent les scientifiques. Lorsqu'une personne respire dans le système respiratoire, les COV de cette personne réagissent avec la couche de capteur organique. Cela modifie à son tour la résistance électrique des capteurs inorganiques. En mesurant cette résistance, les chercheurs ont ensuite pu déterminer quels COV étaient présents.

Différents COV indiquent différentes maladies
Il y a des centaines de COV connus dans l'haleine expirée. Cependant, seuls 13 d'entre eux sont nécessaires pour distinguer 17 maladies différentes, expliquent les experts. Par exemple, le COV appelé nonanal est associé au cancer de l'ovaire, aux maladies inflammatoires de l'intestin et au cancer du sein. L'isoprène COV est associé aux maladies chroniques du foie, aux maladies rénales et au diabète, ajoutent les experts.

Les COV ne peuvent pas différencier individuellement les maladies
Chaque COV est soumis à plusieurs conditions. Ces résultats soutiennent notre constatation selon laquelle aucun COV ne peut différencier les différentes maladies, expliquent les scientifiques.

Les sujets venaient tous de Chine, d'Israël, de France, de Lettonie et des États-Unis
Lorsque l'analyseur d'haleine a été terminé, les chercheurs l'ont testé sur 813 personnes atteintes de l'une des 17 maladies. Il y avait également 591 personnes dans le groupe témoin. Tous les participants venaient de Chine, d'Israël, de France, de Lettonie ou des États-Unis, disent les auteurs.

L'intelligence artificielle compare les COV aux bases de données
Les scientifiques ont ensuite utilisé l'intelligence artificielle pour comparer les COV avec une base de données à chaque respiration. Cela contenait des maladies qui avaient les mêmes schémas de concentration en COV. Un diagnostic pourrait alors être délivré.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires
Au cours de l'analyse, les chercheurs ne savaient pas quelles étaient les maladies des participants. L'équipe a également vérifié les résultats en utilisant une autre méthode. Le nouvel analyseur d'haleine n'est pas encore disponible sur le marché. Premièrement, des tests supplémentaires et une meilleure précision sont nécessaires, expliquent les auteurs. Néanmoins, les résultats de l'étude sont une évolution encourageante. (comme)

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