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Le diabète peut-il entraîner une incapacité à conduire?


Publication du premier guide européen sur le diabète et la circulation routière

Dans la plupart des cas, le diabète est relativement facile à contrôler et les diabétiques peuvent donc participer à la circulation routière presque sans restriction. Cependant, il n'est toujours pas adapté à la conduite dans des cas individuels. La première directive «Diabète et circulation routière» a maintenant résumé les conditions applicables au diabète pour la circulation routière.

Les directives pour les diabétiques dans la circulation routière ont été élaborées à l'initiative de l'Association allemande du diabète (DDG). Le message clé est que presque tous les patients diabétiques peuvent conduire sur la route. Pour la première fois en Europe, l'aptitude au diabète a été évaluée pour la ligne directrice sur une base scientifiquement solide, selon le DDG. Ce n'est que dans quelques cas que les véhicules diabétiques ne doivent pas être conduits.

Participation quasi illimitée au trafic routier possible

Selon la nouvelle directive, les diabétiques peuvent participer à la circulation routière presque sans restriction, à la fois en voiture privée et professionnellement en tant que chauffeur de bus, de camion ou de taxi. Des nouvelles assez rassurantes pour les plus de six millions de personnes atteintes de diabète en Allemagne. Jusqu'à présent, selon le DDG, "l'opinion était fréquemment soutenue que les patients insulino-dépendants ne pouvaient plus travailler comme chauffeurs de bus ou de camion, ou qu'une glycémie élevée à long terme était une raison pour refuser une licence".

Inapte à conduire plutôt rarement

Selon les experts, cette évaluation n'est pas correcte. "Selon toutes les études disponibles, la fréquence des accidents chez les personnes atteintes de diabète n'est que légèrement augmentée", rapporte le professeur Reinhard Holl, épidémiologiste à l'Université d'Ulm et co-auteur du guide. Une valeur élevée d'HbA1c ne constitue pas en soi une raison pour une interdiction de conduire, pas plus que l'insulinothérapie. Cependant, il peut être inadapté à la conduite automobile, par exemple, en cas d'hypoglycémie sévère répétée ou de syndrome d'apnée du sommeil, selon les experts lors d'une conférence de presse de la DDG pour présenter la nouvelle directive.

Incertitudes juridiques à ce jour

Jusqu'à présent, selon les experts, il n'existait «aucun principe médico-scientifique reconnu pour évaluer l'aptitude à conduire dans le diabète». Cela signifiait également qu'il y avait une zone grise considérable dans le droit de la responsabilité pour les médecins et le personnel soignant, souligne l'avocat Oliver Ebert, également co-auteur du guide et président du comité social. le DDG. En Allemagne, on estime qu'un titulaire de licence sur dix est atteint de diabète.

Des interdictions de conduire médicales peuvent être émises

Selon le DDG, la directive crée une sécurité juridique supplémentaire pour les médecins et les patients. Il informe les praticiens de la procédure techniquement requise, y compris des informations sur les patients. Désormais, «un médecin qui adhère à ces recommandations scientifiquement prouvées ne doit jamais craindre la responsabilité», déclare l'avocat Ebert. La directive offre également la possibilité de prononcer une soi-disant «interdiction de conduire pour raisons médicales» si nécessaire et de spécifier le comportement lorsque cela est souhaitable.

Une hypoglycémie répétée est un motif d'interdiction de conduire

La directive offre aux diabétiques l'avantage de pouvoir plus facilement prendre des mesures contre un rapport défectueux et éviter une perte imminente de leur licence. Selon le professeur Dr. med. Baptist Gallwitz, porte-parole médiatique du DDG, "contre la discrimination et l'exclusion, permet la participation sociale et assure des moyens d'existence professionnels." Selon le DDG, les raisons possibles d'une perte d'aptitude à conduire sont "l'apnée du sommeil non traitée ou une hypoglycémie sévère à répétition." «Si vous avez deux hypoglycémies sévères au cours d'un an, vous n'êtes pas autorisé à conduire une voiture au début», rapporte le professeur Holl.

Amélioration de la sécurité routière

Selon les experts, il existe une inadéquation temporaire à la conduite en cas de «troubles métaboliques sévères, en phase d'ajustement de l'insuline, mais aussi lors d'autres changements importants de thérapie ou de doses». L'inadaptation à la conduite s'applique jusqu'à ce que le métabolisme glycémique se stabilise à nouveau. En fin de compte, les évaluateurs bénéficient également de la nouvelle directive, car elle leur donne des critères clairs qui peuvent être utilisés pour décider si le diabète est apte à conduire, explique le professeur Gallwitz. "La nouvelle directive devrait contribuer à améliorer la sécurité globale du trafic routier", a conclu le porte-parole des médias de DDG.

Conseils pratiques pour les diabétiques

Le guide présente également des options pouvant être utilisées pour réduire le risque d'hypoglycémie afin de retrouver l'aptitude à conduire si nécessaire. Ici, par exemple, les changements de médicaments, l'entraînement à la perception ou les mesures de glucose en continu avec fonction d'avertissement acoustique sont mentionnés. Des conseils pratiques pour accroître la sécurité routière des diabétiques sont également donnés. Par exemple, «Chaque patient insulinodépendant doit mesurer sa glycémie avant de commencer le voyage et avoir des glucides à action rapide sous forme de glucose, par exemple, dans la voiture», explique le professeur Holl. (fp)

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